Lors du conseil municipal du 4 mars, j’ai interrogé le Maire sur le budget 2013 de la ville.

L’Etat a annoncé en février que la dotation aux collectivités sera abaissée de 4.5 milliards d’Euros.

Après 3 ans de gel des dotations qui se justifiaient pleinement avec la crise souveraine européenne, il est en effet difficile d’afficher des dépenses alors que l’endettement s’accroît… Alors que la relance se fait encore plus nécessaire et que la dépense publique devient sans doute le seul moteur de croissance, l’Etat décide unilatéralement d’abaisser les dotations aux collectivités.

Ce coup de rabot budgétaire impacte la ville de Besançon, d’au moins 400 000 € de manque à gagner pour 2013…Et en 2014, 2015… ?

Les possibilités de manœuvre sont faibles : rogner le budget de fonctionnement, donc moins de services à la population ou rogner le budget d’investissements, donc les commandes publiques, dernier outil pour faciliter le développement local par la demande publique.

J’ai du insister par 2 fois, sur la question suivante : « … Je suis certain que vous avez une 3e solution !! Dites-nous la vérité M le Maire, vous allez augmenter l’impôt, mais comme Hollande, en 2014 ? … »

Sa réponse détournée est claire et limpide : « Ceux qui disent demain, on va raser gratis, personne le les croit ». C’est vrai, avec cette réponse, on doit s’attendre à une main très lourde sur les  impôts locaux pour payer : tram, cuisine centrale, …

Le slogan de campagne du maire lors des municipales de 2014 sera :

 «  Bisontins, si je suis élu, la douloureuse c’est pour maintenant ! »