Démission des deux Vice-Présidents de la Commission d’Indemnisation Amiable du Tramway (CIAT) :« Ce n’est plus l’arrivée euphorique du TRAM-way que nous inaugurons mais bien le triste parcours du DRAM’way que notre ville vit dorénavant au quotidien !  » 

« Le 31 mars 2011, la Commission d’indemnisation Amiable du Tramway (CIAT) était créée afin de permettre aux activités commerciales et artisanales impactées par les travaux de solliciter l’indemnisation des préjudices subis auprès du Grand Besançon, maître d’œuvre de ce transport en« mode doux » !

Edifiant !! Deux ans plus tard, les deux co-présidents de cette commission démissionnent en évoquant d’éventuels détournements de la règlementation, pouvant entraîner, je cite : « … la porte au favoritisme et à la corruption… ». Mais la lettre ne s’arrête pas là : elle salue aussi « la loyauté et professionnalisme de la CAGB et de son Président-Maire qui n’a exercé aucune influence sur les membres de la CIAT… »

Sans tarder et avant même que l’encre du courrier de démission soit sèche, M le Maire publie sur son compte Facebook, tenu par ses collaborateurs, ledit courrier, sous la forme d’un démenti de toute ingérence : « ni moi, ni aucun élu du Grand Besançon ne participent à cette commission indépendante » ?... Mais est-ce bien ce que l’on demande à un Maire en exercice ? Se border dans l’urgence ? Récupérer la petite phrase utile d’un courrier de démission ?… Alors même que l’urgence était de préparer en amont les effets potentiels néfastes des travaux sur l’activité de notre ville, sur les accès coupés et la circulation rendue difficile ? Ce sont, ne l’oublions pas, la perte dramatique de plus de 600 emplois salariés pérennes sur la période d’octobre 2011 à 2012. Il y a maintenant plus de 6 mois… Où en sommes-nous aujourd’hui ? Les bilans comptables des commerces et artisans bisontins sont en finalisation, bientôt publiés !! Nous pourrons constater les pertes avant même que la rame du tramway roule pour ses premiers essais !    

Mais quelle pantalonnade ! Les fondements même de cette politique d’indemnisation sont faussés, influencés par la décision politique injuste et réductrice de vouloir un périmètre de zone d’indemnisation aux simples façades commerçantes du passage du tramway. Comment ne pas prendre en compte les difficultés d’accès des secondes et troisièmes rues ? Comment ne pas prendre en compte la réalité géographique de cette hécatombe commerciale en cours ? On ne peut plus se mentir, la friche urbaine et commerciale du centre-ville et du parcours de tramway se voit comme le nez au milieu du masque de Pantalon !!

Il aurait juste fallu un peu plus de bon sens, un peu plus d’anticipation et de travail de concertation avec les parties prenantes plutôt que de proposer des commissions fumantes d’experts ou de juristes, que l’on sait créée pour dédouaner les politiques… On l’a vu, il y a encore pas si longtemps avec le PAVEGATE. Une commission dans une position difficile, devant statuer sur des dossiers de réalité économique dramatique par rapport à des règles déconnectées de tout bon sens en termes de périmètres éligibles ou d’accessibilité analysée sur cartes d’état-major... Situation totalement intenable, tellement intenable que le bon sens a fait surface au sein même de la CIAT !! CetteCommission d’Incinération des Activités Territorialisées s’est réveillée et plutôt que de compter les morts, elle a voulu créer le débat pour soigner les perfusés encore vivants. Voilà ce qui s’est passé selon moi ! La manipulation n’a pas tenue. Les robes en hermine des magistrats administratifsn’ont pas étouffé le bon sens commun. Nous devons soutenir notre économie, nos activités commerciales car ce sont nos emplois !

Quelle ironie que cette comédie qui s’effondre au moment même où la rame du tramway arrive dans nos murs… Non vraiment, nous vivons là un pitoyable drame, un DRAM’way !! »