L’association des contribuables associés répond au maire de Besançon. « Au bout de 13 ans de chape de plomb, le bunker se fissure des fondations jusqu’au toit !» Les réactions de Michel OMOURI

« Lors  de l’émission « C dans l’air » du 17 octobre 2013 sur la Cinq, Besançon a été citée comme l’une des villes les plus mal gérées fiscalement, avec une note de 2/20 attribuée par l’association des contribuables associés.

Le maire sortant, dans son habituel refus de toutes critiques d’où qu’elles puissent venir…

Pour rappel :

•          L’étude CCIT quant aux pertes d’emplois liés aux travaux en octobre 2012 ;

•          Le Point du mois de mars 2013 sur les « tracas du tram » ;

•          La relecture biaisée de l’étude du consultant de la sedD quant à la fréquentation du centre-ville au mois de mai 2013 ;

•          Et même la fulgurance de l’acteur belge Benoit Poelvoorde en juillet dernier,

… , a répondu à sa manière traditionnelle par un communiqué de presse officiel et scandalisé quant à la contestation de sa technicité et clairvoyance.

Mais cette association, en toute bonne foi, a tout simplement repris les critiques relevées dans le rapport de la Chambre régionale des comptes où il est noté que « l’effort fiscal demandé aux ménages [bisontins] est sensiblement plus élevé que celui observé pour les communes de même importance ».

L’association relève par ailleurs que les impôts locaux sont de 905€ lors du rapport, soit 28% plus élevés que dans les villes équivalentes à 707€. Avec de plus, une hausse de +8% de la taxe foncière en 8 ans (date de référence du rapport), soit 1 point par an.

La revue Challenges du 17 octobre dit exactement la même chose en classant Besançon comme la 11e ville de France dans le palmarès des municipalités où les taxes flambent :

•          +33.86% entre 2007 et 2012 pour les impôts locaux (ensemble des taxes et redevances)

•          939€ d’impôts locaux par habitant en 2012

•          Taxe foncière sur le bâti à 44.2% soit 5.7 points en 5 ans

•          Taxe d’habitation à 31.7% soit 2 points en 5 ans

•          +24.47% sur 5 ans pour les dépenses de fonctionnement

•          2 048€ de dépenses de fonctionnement par habitant en 2012, soit 1.8 mois d’équivalent SMIC net,

Sans doute que le maire sortant va établir un communiqué de presse et interroger ses conseillers juridiques quant à une action contre la revue,… Ou même contre moi d’ailleurs…

La vérité est tout simplement que l’équilibre budgétaire de la ville de Besançon se rétablit par la pression fiscale, quasiment 2 SMIC nets mensuels par habitant par an !

Peut-être est-il utile de réfléchir aussi à la baisse des dépenses de fonctionnement ?

On ne peut être seul à avoir raison contre tous !! Sinon cela relève de la folie ou d’une ubuesque comédie d’absolutisme.